"L'apparence n'est rien, c'est au fond du coeur qu'est la plaie" Euripide

vendredi 21 septembre 2012

Joackim



Un baiser sur l'épaule. Un regard solide. Je quitte tes draps, je m'arrache au sommeil peiniblement. Je ne lève pas les yeux. Tout autour de moi me rappelle au souvenir, aux erreurs, à son nom, et finalement, à l'oubli. Nécessaire, l'oubli n'est il pas quand on s'atelle à vivre avec d'autres hommes. L'oubli d'une mère à l'égard des fautes de sa filles, et celui des adolescents du cynisme permanent du circuit filant d'hopital à école, de l'usine à la police.  Fermer les yeux aux déferlantes d'horreur quotidiennes. Sereins que nous sommes devant l'avenir, car dépassant le passé. On se fait chier chez les vieux, tu dis, le rire éclatant, tes yeux bleus qui sourient. Nous on le sait, on as capté le piège, alors on reste avec les mômes toute la journée, à s'agenouiller, oui, mais pour refaire leurs lacets pas pour se prosterner. Au final c'est là qu'on se sent le plus grand. On aimerai aussi, les avertir, leur dire que grandir c'est nul et qu'il ne faut surtout pas oublier de sourire de toutes ses dents, mais c'est pas facile à expliquer. Tenter de faire comprendre qu'avec nos cheveux blancs on voudrait rester enfants. Et ne pas avoir à oublier. 



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