| Le rat domestique, animal merveilleux victime de l'imaginaire collectif... Ou pas. |
Voici maintenant un an que je partage ma vie avec un merveilleux petit être j'ai nommé le mignon et frêle Noé. Enfin ça c'était au début, maintenant il est devenu grand et bien gras... Mal-aimé de la plupart des gens, grande source de fascination chez les enfants, ce rat m'accompagne dans mon sac ou sur mon épaule depuis ses 5 semaines quasiment chaque jour que Dieu fait. Bien sur c'est une plaie, il pisse partout, il mange mes esquisses, mes cours, mes vêtements, il coute une fortune en vétérinaire... Il est inutile en plus, il y a des rats dressés à trouver des mines, lui il a pas encore découvert sa vocation, il doit chercher sa voie entre le grignotage de t-shirt et le grattage de couilles. Mais c'est une présence malgré tout, un animal pas si bête qui m'aime inconditionellement.
Il y a le fait qu'il n'ai jamais appris à répondre à son nom, seulement au petit bruit si particulier que je fais en pincant les lèvres ou au bruit de plastique qui se froisse. Le fait qu'il n'ai aucun instinct de survie et que je doive le protéger des chiens avec qui il veut discuter comme des chutes de la fenêtre du premier, cette manie qu'il a de pisser constamment sur les jambes des garçons, ou encore quand il rampe pour venir se coller contre moi quand je dors, sans faire aucun bruit... Le soir il s'endort sur mon oreiller et le matin c'est un hyper-actif qui me rappelle son existence en retournant toute ma chambre. Il a survécu à plusieurs hordes d'enfants qui lui tirent les oreilles et la queue tous les mercredis et à chaque vacances, à la chaleur étouffante de Porquerolles, à des courses poursuites après le RER C, à avoir mangé une demie tablette de chocolat, à mes tribulations de l'été à voyager dans toute la France dans une boite de transport, aux poux, au froid et à la pluie, aux soirées enfumées dans des endroits insalubres, bref à tout ce que j'ai pu vivre cette année...
On me demande si il m'aide à affronter l'avenir, à trouver un équilibre (comment ça j'ai des problèmes d'équilibre moi?). Non je ne crois pas, ce n'est qu'un rat acheté mi-septembre par hasard durant un périple à Paris avec deux amis, dans une animalerie de Pont-Neuf... Malgré tout il m'a suivi trois jours plus tard dans mon exil après que mon père m'aie battu et ne m'a plus quitté depuis. Aussi con soit-il, je l'aime, mon Noé.
| Noé et Gloups |
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