"C'est ce que je voulais faire en juillet. Tout détruire pour tout reconstruire. Tu ne m'en as pas laissé le temps. "
Et ta voix comme mille couteaux se plantant dans mon cœur. La souffrance au sens le plus triste, de celle de l'assassin revenant sur les lieux de son crime. Alors que dans le fond je m'en foutais, puisque c'était seulement un échec, comme tant d'autres. Les victoires sont éphémères, provisoires, mortelles et souvent défaillantes; alors que l'échec est éternel. Toujours on pourra se retourner, et déclarer : voilà, ça je l'ai raté, cela c'est moi qui l'ai gâché. Qu'en sera t-il de nos œuvres ? Brûlées, évanouies, victimes de leur succès ? Nos muses seront défuntes, nos admirateurs endormis, et que restera t-il à part l'amère note que nous présente la vie et ses étourdissements?
Et c'est là qu'est la boucle. Sortir d'un échec pour en amorcer un nouveau. Échouer sur plusieurs plans en même temps. Echouer sur toute la ligne. Et peut-être qu'on l'a mérité, ça et nos âmes pleines de bleues, à force de nous conduire comme des cons. A essayer de creuser au fond de l'impasse pour avoir le sentiment d'avancer encore un peu. Et moi de te dire que l'amour n'existe pas, qu'il n'est qu'égoïsme et miroir de nos bétises, et toi de me déclarer que je n'ai pas été intègre... Et ta voix d'enfant, et tes yeux qui sourient, et ton innocence disparue.
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