"L'apparence n'est rien, c'est au fond du coeur qu'est la plaie" Euripide

vendredi 1 février 2013

Année 18




Année 18 et déjà trop de cicatrices
L'écriture qui délivre et de l'alcool jusqu'à l'ivresse
Tel le Versailles désert de cet été, de notre mois d'aout
On se sent vides et oubliés le temps que dure notre déroute
Déjà découragés par les douleurs de l'amour
Sourds au plaidoyer du coeur
De la detresse et de ses atours
Cherchant la paix dans le fond d'un cendrier
A la fin d'une soirée ou nous ne sommes pas allé danser
Des larmes qui prennent parfois le dessus
De nos yeux de soldats rougis et exigües,
Mais plein d'espoir nous renaissons tel un joint qui se rallume
Les peines nous consummeront mais nous ne sommes tels des plumes
Sortis de notre réserve  sans en être plus assagis
Nous avons retrouvé la verve et malgré tout les insomnies
Insoumis et subsistants dans les bras de la liberté
Nous sommes jeunes il est vrai, mais des histoires à raconter
Une juste dose de révolte insufflée au sein de nos veines
Et l'on repart à l'assaut tout en en vacillant à peine,
La haine en horreur car nous la connaissons trop bien
Le coeur en bandoulière et tous nous nous donnons la main
Afin qu'ils retirent leurs œillères, ensemble nous brandissons les poings,
 Non pas tendus vers le ciel mais vers un avenir incertain
Exclus des bras de Morphée car ne croyant plus aux rèves
Nous partirons dés l'été, un pétard au bout des lèvres
On interrogera Dieu, la religion, jusqu'à en être ivres,
Même si on a compris que la vérité n'est pas un livre
C'est la fièvre dans le sang et la fatigue qui nous guident,
L'innocence qui délivre et la frénésie d'être libre,
 Année 18



Un merci particulier à Rasta pour sa gentillesse et son hospitalité... Gardons le cap soldat. 


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