"L'apparence n'est rien, c'est au fond du coeur qu'est la plaie" Euripide

lundi 6 février 2012

L'enfer c'est les autres et ton reflet dans le miroir.




Il n'y a pas d'espoir dans mes sales versets, d'ailleurs j'essaie même plus de faire rimer. J'ampute mes rêves au criterium, un jour d'hiver; je les trace sur papier blanc comme ciel, j'exorcise mes enfers, de la rancœur plein l'atmosphère, comme de la haine d'avoir perdue une guerre vaine. Les traits de crayons s'entassent en masses informes, comme des cons, comme les larmes d'une femme qui attendrait un homme, quelqu'un, quelque part, très loin, sans faire de bruit, au bout du hasard, la nuit.Mon mal-être s'amplifie sur les lignes d'un cahier, dans le fond d'un cendrier, en nuages de fumée, et je marche sur un fil en espérant grandir. Mais ça empire, et rater sa vie parait bien plus facile. Le coeur à marée haute et les yeux secs, j'essaie de me diriger vers quelque part, ailleurs, mais trop de fautes, et trop de fuyards. Trop de déceptions; la dépression guette.
Ton coeur bat la mesure; le mien de l'aile. Je ne suis pas ce que j'aimerais te montrer, et tu perds trop de temps avec moi alors que je ne me ressemble même pas. Je ne suis pas à la hauteur, à ta hauteur. Le silence couvre le bruit et écrire n'en fait pas. Je ne décroche pas mon téléphone, pas même à toi et je m’emmure en moi même, pour pouvoir hurler seule dans mon crane, pleurer sans larmes. Me perdre dans mon vide. Loin de toi, de moi, Loin. Bientôt il ne restera plus rien.




GAB

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